SNUDI FO OISE
Masterisation : Une réforme non seulement inquiétante mais contestable pour les étudiants et les enseignants titulaires :
Organisation de la "formation initiale" des PE1 et Master 1 - Tutorat par les maîtres titulaires de l'école - Mise en place "des stages" pour les collègues qui
libereront leur classe pour les stages en responsabilité des PE1 et M1 (Voir rubriques Masterisation et CR du Conseil de Formation de l'Oise du 23
octobre 2009)
Compte rendu de la CAPD du 22 octobre 2009 : Promotions PE 2009/2010, Point et Bilan Exeat/Ineat, Mofification règles du mouvement départemental, Inspections et notation
modalités (Voir rubrique CR de CAP)
Paiement des primes évaluations CE1/CM2. Elles seront versées sur la paye d'octobre. La division du personnel a strictement suivi les états transmis par les IEN (Si oubli ou difficulté, rapprochez vous de votre IEN et si problème, contactez nous)
Permutations informatiques 2010: Contenu de la prochaine circulaire ministérielle et calendrier des opérations (Voir rubrique Permutations et
Exeat)
CAPD Promotions des instituteurs le jeudi 19 novembre 2009 - Fiche enquête à compléter et à nous
retourner (Voir rubrique Fiches enquêtes CAPD)
EPEP Danger ! Une nouvelle proposition de loi va être déposée (Voir dossier EPEP)
EPEP
Une nouvelle proposition de loi pour tenter de passer outre
le rejet des enseignants
Le ministre à la recherche de soutiens
Selon l’ Agence Emploi Formation (agence de presse spécialisée), le député Frédéric REISS aurait rencontré en septembre dernier le ministre de l’Education nationale Luc CHATEL pour lui faire part de son intention de soumettre, lors de la session d’automne, la proposition de loi initialement présentée par les députés Benoist APPARU, Guy GEOFFROY et lui même le 13 novembre 2008.
A l’époque, ce projet avait été retiré sur demande du Ministre DARCOS confronté à la mobilisation des enseignants du 1er degré en pleine montée du mouvement de grève dans les facultés et au rejet du projet de réforme des lycées.
Seule modification envisagée dans la nouvelle mouture : une différentiation circonstancielle de traitement entre les zones rurales et les zones urbaines.
Le but de cette prétendue réforme, M. Reiss l’expose lui même devant l’Assemblée nationale : « Même si elles étaient 61 660 en 1980-1981, le nombre d’écoles publiques (49 928 en 2007-2008) reste beaucoup trop élevé. […] Le rapporteur sait qu’une telle réforme aura des conséquences sur le caractère « communal » de l’école. […] De plus, l’école primaire ne peut rester à l’écart de la réforme générale des structures administratives de la France. ».
Le projet sur les EPEP s’inscrit donc totalement dans la R.G.P.P. de suppressions massives de postes et d’écoles entières.
Il signifie bien la destruction de l’école républicaine et par voie de conséquence du statut de fonctionnaire d’Etat des enseignants avec toutes ses conséquences désastreuses sur les populations et les enseignants.
Luc CHATEL, le 27 octobre dernier dans une réponse à Frédéric Reiss, indique la méthode « le bon angle est de s’interroger sur le rôle et le statut des directeurs d’école avant de parler d’établissement » et qu’il est « tout à fait ouvert à une concertation sur ce sujet ».
En clair, le ministre cherche des appuis syndicaux et associatifs pour s’associer à son projet de « réforme » en commençant par la question du statut de directeur d’établissement.
Au centre : le statut de directeur / chef d’atablissement
Ainsi, le rapport Le Mèner propose “de faire du directeur d’école un vrai chef d’atablissement, ce qui suppose au préalable de régler le problème posé par l’absence de statut du directeur d’école”.
Pour le SNUDI FO toute concertation sur la situation des directeurs ne peut servir de prétexte à une remise à plat du caractère communal de l’école publique et à une mise sous tutelle de ses enseignants par les collectivités territoriales.
Le retour à la situation d’avant les lois de Jules Ferry, à une époque où l’école était confiée aux forces politiques et religieuses est inenvisageable.
A l’inverse, le SNUDI-FO demande l’ouverture
de véritables négociations sur les revendications urgentes
des enseignants et des directeurs.
E.P.E.P. : une pièce importante du puzzle pour transférer
l’Education nationale aux collectivités territoriales
Les enseignants comme leurs collègues fonctionnaires d’Etat sont confrontés à une offensive tout azimut pour remettre en cause leur statut et les garanties statutaires qui s’y rattachent.
La proposition de loi sur les E.P.E.P., qui s’inscrit totalement dans le dispositif de la R.G.P.P., représente une pièce importante du puzzle dans la mesure où il s’agit d’un véritable transfert de compétences de tout ce qui fonde l’enseignement public du 1er degré de ce pays (cf analyse du projet). L’élément phare de ce projet réside notamment dans la gestion des E.P.E.P par un conseil d’administration présidé par un élu politique, ce qui est une première.
Mais d’autres pièces sont aussi créées ou en passe de l’être pour parfaire le dispositif de transfert.
1 - La désorganisation instaurée dans les écoles avec la mise en œuvre de l’Aide Personnalisée (Décret Darcos des 30 mai et 31 juillet 2008 consécutif au protocole de discussion et au relevé de décisions…) est aujourd’hui utilisée par des élus locaux pour tenter d‘imposer une modification de l’organisation de la semaine et de la journée scolaire.
Des collectivités locales (Angers, Lille, Lyon, …) s’en emparent et tentent de modifier l’organisation de la semaine scolaire en sollicitant directement les parents par dessus l’avis des personnels et quelques fois de l’Education nationale elle-même.
Le point commun à tous ces projets : imbriquer davantage temps scolaire et temps péri-scolaire plaçant les enseignants fonctionnaires d’état sous la tutelle directe des collectivités territoriales.
2 – Mastérisation et suppressions de postes : la destruction programmée du statut d’enseignants, fonctionnaires d’Etat.
A l’instar de ce qui a été fait pour les T.O.S., le gouvernement dégraisse le mammouth avant pour rendre « acceptable » par les collectivités territoriales, le coût financier du transfert. Les 35 000 suppressions de postes prévues pour 2010 s’inscrivent dans ce cadre, tout comme la mastérisation.
Outre la disparition programmée des I.U.F.M. et de la formation professionnelle, la mastérisation introduit un nouveau statut : celui des « reçus collés ». Il s’agit de créer un volant d’enseignants précaires, reçus au master et collés au concours, auxquels il serait fait appel sous forme contractuelle pour remplacer progressivement les enseignants. C’est dans ce processus que s’inscrit par exemple le projet de création de l’agence de remplacement.
3 – La mise en place d’une gestion des personnels basée sur le management du privé
La publication des résultats des mutations avant la tenue des C.A.P. a un sens précis : c’est la remise en cause du rôle et donc de l’existence des délégués - représentants du personnel contrôlant les intentions de l’administration a priori. Cette mesure aboutit à transformer les C.A.P. en instances de recours et à terme à les faire disparaître.
Cela confirme une tentative de mise en place d’une gestion des personnels calquée sur celle des entreprises privées.
4 – Les évaluations d’écoles contre l’existence de la note chiffrée statutaire et l’inspection individuelle
Deux inspections dans une carrière, l’avis du chef de service fondé sur les éléments transmis par les conseillers pédagogiques, entraînant la disparition de la note chiffrée : c’est ce que contient la circulaire du 19 mai 2009. C’est une pièce de plus au dossier.
5 – L’instauration de la prime de performance et de résultats : le salaire au mérite remplacerait la progression basée sur l’ancienneté
C’est ce à quoi sont déjà confrontés nos collègues administratifs et qui est engagé pour l’ensemble des fonctionnaires. Le ministre CHATEL ne cache d’ailleurs pas que c’est son but puisqu’il parle d’instaurer la « prime à la performance pédagogique ». C’est l’individualisation du salaire comme cela se passe dans le privé.
Ainsi le rapport avec les évaluations de toute sorte (école - CE1 - CM2) est évident : le ministre veut en faire découler la prime individuelle à la performance pédagogique qui se substituerait à l’augmentation des traitements sur la base de l’ancienneté et d’une grille indiciaire unique.
Ainsi, le rapport Le Mèner de novembre 2009 à propos de “la prise en compte de la performance devant les élèves” précise que : “le but ultime de ce type de dispositif est d’inciter les enseignants à améliorer leurs performances en versant à ceux d’entre eux dont l’action pédagogique est jugée exceptionnelle des rémunérations complémentaires” dont “la décision de l’octroyer peut être prise par les établissements” (p. 25).
Un avant goût de ce que signifierait
les E.P.E.P. en matière de protection des personnels
F. est une enseignante qui, comme des milliers de collègues, vient d’être confrontée à un parent irascible et menaçant. Elle a donc saisi sa hiérarchie.
Jusqu’à maintenant dans des cas similaires, l’I.A. et son I.E.N. convoquaient parfois le parent pour le ramener à la raison, parfois portaient plainte dans le cadre de l’application de l’article 11 du statut général de la Fonction Publique prévoyant que l’administration assure la défense de ses fonctionnaires.
Or l’IA a décidé de mettre en place une nouvelle procédure : il a demandé au maire de la commune de convoquer le parent à une réunion à laquelle participeraient les enseignants et éventuellement l’I.E.N.
C’est un transfert caractérisé de compétences qui pose problème.
Aujourd’hui le rappel de l’I.A. au statut de la Fonction Publique est encore possible. Mais demain dans le cadre d’un EPEP dont le président serait l’élu politique qui aurait toutes compétences, la porte serait grande ouverte pour que ce genre de pratiques devienne la règle. Dans ce cadre le devoir de protection de l’Etat envers ses agents disparaîtrait.
Les jardins d’éveil : des petits EPEP avant la lettre dont on mesure déjà les conséquences
La mise en place de jardins d’éveil découle d’une convention signée par l’inspecteur d’académie et le maire de la commune concernée.
La lecture d’une de ces conventions est édifiante.
On y apprend que le jardin d’éveil fonctionne dans l’école maternelle, une classe étant réservée à son usage unique, mais qu’il est intégré au service petite enfance de la municipalité qui a recruté à cet effet 1 éducateur, 1 auxiliaire de puériculture, 2 agents sociaux.
1 enseignant y intervient 4 matinées par semaine scolaire.
La responsabilité du jardin d’enfants incombe au service petite enfance de la ville.
De fait l’enseignant, pendant la durée de son intervention (4 matinées) dépend donc du service petite enfance de la ville. N’est-ce pas un transfert manifeste de compétence en matière de scolarisation, mais également en matière de compétences des personnels ?
Les enseignants rejettent les EPEP
Tout au long de ces 5 dernières années les enseignants du 1er degré se sont mobilisés pour mettre en échec les projets successifs de création d’EPEP.
Au premier trimestre 2008, dans la puissante grève du 20 novembre comme dans les AG avec les syndicats, les enseignants se sont prononcés à de nombreuses reprises pour le retrait de la proposition de loi.
Le 14 mars 2008 les sections SNUDI-FO 75,77,78,91,92,93,94,95,27 ; SNUipp-FSU 75,78,92,93,94 ; CGT Educ’action 75,77,92,94, Académie de Versailles ; SE-UNSA 75,94 ; SUD éducation 75,77,93,94 ; CNT-STE rp-93 et SGEN-CFDT 75 appelaient à manifester au ministère pour le retrait des EPEP.
13 mars 2008 : 80 % de grévistes dans les écoles.
20 novembre 2008 : 85 % de grévistes et plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans tout le pays.
De leur côté, de nombreux élus ont manifesté leur opposition aux projets ministériels lors du congrès de l’AMF (Association des Maires de France) le 26 novembre 2008 quand le représentant de Xavier Darcos est intervenu à propos des « impacts et perspectives pour les communes des réformes scolaires ».
Ainsi, tous les enseignants et un nombre important d’élus refusent le projet EPEP qui, à partir d’un vaste transfert de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales, consacre de fait l’éclatement de l’école publique républicaine en remettant en cause son caractère national et laïc et le statut de ses personnels.
Côtes-d’Armor - la levée de bouclier des élus
“C’est pourquoi, nous élus de la République exigeons
le retrait du projet de loi sur les EPEP »
Extraits de l’appel signé par plus de 400 élus.
« Nous, élus des Côtes-d’Armor lançons cet appel départemental pour alerter la population et amplifier le combat que nous avons engagé pour l’abandon de ce projet.
Les conséquences de la disparition des écoles communales au profit de ces EPEP seraient gravissimes : nos écoles communales perdraient toute existence réglementaire… et seraient réduites à de simples locaux transférables et supprimables sans préavis. Après avoir perdu d’autres services publics, comme celui de la Poste, de nombreuses communes verraient à court terme disparaître leur école …
Ce projet impliquerait également des milliers de fermetures de classes, l’administration réalisant des moyennes sur un 13, 15, 20 classes. Une simulation permet de montrer qu’entre 6 écoles totalisant 14 classes et un EPEP de 14 classes, ce sont au minimum 3 postes qui seraient ainsi récupérés.
Enfin, l’ensemble du projet engage un processus de dénationalisation de l’école avec toutes ses conséquences en particulier sur le caractère national des diplômes.
Par exemple, les membres de l’Education nationale, directeur compris, seraient minoritaires dans le conseil d’administration, instance dirigeante de l’EPEP, tandis que l’Inspecteur de l’Education nationale, représentant de l’Etat n’y aurait qu’une voix consultative !
La mise en place des EPEP, constituant ici un pas décisif du désengagement de l’Etat sur cette question, ouvrirait la voie au transfert de l’école aux collectivités territoriales supra communales laissant à celles-ci le soin d’augmenter considérablement les impôts locaux ou de laisser l’Ecole publique dénationalisée se déla-brer »…
EPEP du projet à la réalité : une première tentative à Lyon
Le mercredi matin travaillé à Lyon !
On lit dans ce document : « Evolution du calendrier scolaire sur la base d'une semaine de 4,5 jours avec le mercredi matin travaillé ». Ainsi la ville de Lyon prépare la semaine de 4,5 jours dans le dos des enseignants. Si le mercredi matin était travaillé, quand est-ce que les enseignants effectueraient leurs animations pédagogiques ? Le mer-credi après-midi ?
La semaine à 4,5 jours ne permettrait-elle pas à la mairie de prolonger chaque jour les activités périscolaires jusqu’à 18h30 en les rendant payantes ?
La Ville de Lyon aide le gouvernement à mettre en place les EPEP !
Le document de la ville de Lyon indique « Regroupement des écoles en prévision de la création des EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire) de 400 à 500 élèves avec mutualisation des moyens humains et matériels ». Depuis des années, les gouvernements successifs tentent d’imposer les EPEP… mais ont dû pour l’instant renoncer devant le refus des collègues, des maires, des parents d’élèves.
Comment comprendre que la ville de Lyon annonce la mise en place des EPEP et les suppressions de postes qui vont avec (« mutualisation des moyens humains »), alors qu'aucun texte de loi n'a été voté ni même discuté sur cette question ? Comment comprendre que la ville de Lyon offre cette aide inespérée au gouvernement Sarkozy-Fillon-Chatel ?
A l’heure où les services publics (La Poste, SNCF…) sont victimes de la marche à la privatisation, à l’heure où l’on voit à France Telecom les effets tragiques de cette même privatisation, le SNUDI-FO tient à rappeler son opposition à toute transformation de l’école publique républicaine communale en Etablissement Publique d’Enseignement Primaire, ce qui représenterait un pas considérable vers le transfert de l’Education nationale et de ses enseignants vers les collectivités territoriales.
Septembre 2010 : début de l’expérimentation à Lyon !
Le document précise le calendrier : «2009/2010 : concertation ; 2010/2011: expérimentation dans quelques écoles ; septembre 2011 généralisation ». Ainsi dès septembre 2010 la semaine de quatre jours et demi et les EPEP seraient expérimentés dans quatre écoles lyonnaises !
En 2011, toutes les écoles seraient concernées !
Le SNUDI-FO a demandé immédiatement audience auprès de M. Fournel, adjoint aux affaires scolaires de la ville de Lyon pour que ce projet soit abandonné.
La réponse du SNUDI-FO à l’association GDID
Montreuil le 16 octobre 2009
à Thierry FABRE
Secrétaire GDID
Cher collègue,
Nous avons lu avec la plus grande attention votre courrier du 5 octobre.
Il est vrai qu’il est peu commun d’adresser une pétition à notre syndicat alors même qu’il ne porte pas la responsabilité de la politique et des orientations ministérielles et ne souhaite pas mélanger les rôles.
Nous sommes un syndicat. A ce titre nous définissons nos revendications pour préserver et améliorer les conditions matérielles et morales des enseignants fonctionnaires d’Etat du 1er degré : adjoints et directeurs, conseillers pédagogiques, IMF …
Faut-il assimiler les directeurs et les directrices d’école au problème de la direction d’école ?
Tu écris à juste titre que « le devenir même de l’école publique » se joue au travers du sort des directrices et des directeurs d’école. Il convient de définir entre nous le devenir de l’école publique dont nous parlons et le rôle du ministère dans la situation actuelle.
« Les évolutions de l’école », « son rôle dans la société », « ses relations avec les collectivités territoriales » rendent selon toi aujourd’hui « caduque » « toute tentative de la conserver dans un schéma inchangé depuis J. Ferry ».
Les évolutions auxquelles tu fais référence nous les connaissons tous, elles sont le produit direct des orientations ministérielles, depuis des décennies, qui multiplient les sollicitations, les tâches diverses et variées et les partenaires imposés aux directeurs.
Ces tentatives permanentes de transformer le directeur en chef de service ou d’établissement dans un processus d‘autonomisation des écoles et de redéfinition locale des obligations de services des directeurs comme des adjoints doivent-elles être combattues ou accompagnées ?
Pour notre part, ces orientations ministérielles sont porteuses d’une remise en cause de nos garanties statutaires d’enseignant fonctionnaire d’Etat qui imposerait la polyvalence et la déréglementation pour accélérer les suppressions de postes dans l’Education nationale.
Ainsi la mastérisation des concours, dernière mesure en date du ministère, ne conduit-elle pas à l’envoi de 50 000 étudiants en stage « en responsabilité » dans des classes pendant 4 à 5 semaines entraînant la suppression de 9 300 postes de stagiaire IUFM au budget 2010 et la prise en charge de la formation de ces étudiants par les directeurs comme ce fut déjà le cas avec les stages filés ?
Telle est l’évolution de l’école que veut imposer le ministère et qui conduit à une dégradation constante des conditions de travail des directeurs.
Les directeurs et directrices d’école ont-ils intérêt à entrer dans ce processus ou à s’y opposer ?
- Faut-il demander l’abandon de la circulaire du 20 août sur les stages d’étudiants de master dans les écoles ou demander des moyens pour effectuer l’accueil et « la formation » de ces étudiants comme veut l’imposer le ministre dans le cadre d’une évolution de la direction d’école et de l’école toute entière?
- Entrer dans ce processus n’est-il pas destructeur pour la direction d’école et l’école publique toute entière ?
- Dans le cas présent, l’école publique doit-elle rester un lieu d’enseignement ou bien devenir un établissement d’enseignement et de formation pour étudiants permettant au ministère de récupérer tous les postes des IUFM afin de satisfaire aux exigences de la RGPP?
Il y a à l’évidence de la part de l’administration une volonté d’imposer aux directeurs « toujours plus de tâches toujours plus de charges, toujours plus de responsabilités ».
Les revendications en termes de décharges de service et de rémunération sont indispensables mais il est nécessaire d’y ajouter le respect du statut d’enseignant chargé de direction qui n’autorise pas l’administration à tout exiger : des bilans, des formulaires, des tableaux, des réunions et des responsabilités qui incombent à l’IEN et que le directeur devrait assumer. Il y a encore une réglementation et ce n’est pas, par exemple, au directeur de rédiger le PPMS, d’établir le tableau complet de l’organisation et du bilan de l’Aide Personnalisées aux Elèves dans l’école instaurée par les Décrets Darcos ou encore de signer les PPRE ou les PAI…
Avec lesEPEP quel est le devenir
des directeurs d’écoles?
Dans le processus engagé par le ministère vers les EPEP dont le second projet de Décret prévoit qu’ils soient dirigés par un conseil d’administration dont le président est un élu local et qui a le pouvoir de recruter les personnels non enseignants (combien de temps faudra-t-il pour que les enseignants soient aussi recrutés localement dans le cadre du projet éducatif local ?) quel est le devenir des directeurs d’école ?
Certes quelques-uns verront, peut être, leur situation s’améliorer mais rappelons-nous des paroles du député F. Reiss initiateur du projet de loi sur les EPEP à propos des possibilités pour les directeurs de devenir directeur d’un EPEP : « il y aura beaucoup de candidats et bien peu d’élus »
une plate-forme revendicative spécifique des directeurs est nécessaire.
Face à cette offensive, « les réponses protestataires » ne suffisent pas et il nous semble indispensable d’organiser la mobilisation pour que les E.P.E.P. ne voient pas le jour et que nous gardions un directeur par école qui ne soit pas taillable et corvéable par l’IEN et/ou la collectivité territoriale. Pour cela une plate-forme revendicative spécifique des directeurs est nécessaire.
La situation des directeurs d’école n’est donc pas taboue dans le SNUDI-FO et notre organisation s’exprime largement et régulièrement sur ce sujet ainsi que dans ses congrès et ses instances nationales. Cet échange se mène par ailleurs avec les directeurs qui sont pour certains syndiqués au SNUDI-FO et avec nombre d‘autres à l’occasion des visites d’écoles et des réunions d’informations syndicales que nous organisons régulièrement.
Le débat est donc d’ores et déjà ouvert
Norbert TRICHARD
Secrétaire général
COMPTE RENDU DE LA CAPD DU 22 OCTOBRE 2009
Cette CAPD avait pour ordre du jour les promotions 2009/2010 des professeurs des écoles, le bilan des exeat/ineat à cette rentrée et une première présentation par M. l’Inspecteur d’Académie des modifications du mouvement 2010 à venir.
Au préalable, les élus du personnel du SNUDI-FO ont présenté la déclaration préalable suivante.
Monsieur l’Inspecteur d’Académie,
LE SNUDI FO vous a adressé depuis la rentrée trois lettres qui sont restées sans réponse.
1) Votre circulaire sur la non affectation de collègues T1 dans les classes de CE1. Nous nous étonnions que, la veille de la rentrée, vous demandiez aux écoles de modifier leur répartition de classes, ce qui est de la responsabilité du Conseil des maîtres et de plus arrivait très tardivement, risquant de déstabiliser l’organisation prévue en juin, particulièrement dans les RPI. Nous ne comprenons d’ailleurs toujours pas pourquoi nos jeunes collègues ne seraient pas aptes à enseigner dans ce niveau : comme on leur refuse aussi le CP et le CM2, il ne leur reste plus grand choix . Quant aux résultats des évaluations nationales, nous vous avions précisé nos positions tant sur leur contenu que sur le mode de correction ; il ne faut donc pas s’étonner du bilan obtenu !
2) Concernant l’audit prévu dans certaines écoles maternelles : nous réprouvons totalement cette procédure qui va mettre une pression supplémentaire sur les collègues concernés et qui ne repose sur aucun texte régissant les enseignants du premier degré. Madame l’Inspectrice chargée des écoles maternelles nous convie prochainement à un groupe de travail : vous connaissez notre position sur ce type de réunions. Nous ne pourrions de toutes façons pas assister à un groupe de travail dont le but serait « d’agrémenter » la mise en place de ces audits !
3) Les collègues transférés autoritairement de la Somme vers l’Oise par madame le Recteur. Sur ce point, après en avoir été alerté par plusieurs de ces collègues, nous avons du contacter vos services pour apprendre que ceux qui le souhaitent pourront effectivement rejoindre leur département d’origine. Nous nous félicitons que notre demande ait été entendue ; néanmoins, nous aurions aimé le savoir par vos soins . Lorsque cette décision avait été prise, nous avions manifesté notre réprobation sur ces mutations. Il est consternant de constater que ces collègues ont du effectuer de longs trajets pendant 2 mois alors qu’ils auraient pu rester dans la Somme. Comment une telle erreur d’appréciation a- t’elle pu se produire ?
Le SNUDI FO se montre donc surpris que les courriers qui vous sont adressés par les
représentants du personnel ne fassent plus l’objet de réponses.
A cette déclaration, l’IA nous a répondu en substance qu’il répondrait à nos courriers en temps et en heure, une réponse étant soumise à signature (trois semaines après notre courrier quand même).
Sur le fond, s’agissant de l’audit en maternelle, l’IA nous précise que s’il y aura des inspections individuelles par les deux IEN, la signature de l’IEN de circonscription suffit pour valider l’inspection mais rien n’empêche la double signature des deux IEN. Pour l’IA, en aucun cas il ne s’agit de mener un management par le stress ; les enseignants qui ont un double regard sont au contraire mieux appréciés et considérés par l’administration et in fine dans l’intérêt des élèves, ce dispositif de double inspection permettra d’influer positivement sur le fonctionnement individuel de la classe et sur le fonctionnement collectif de l’école, notamment sur le projet d’école. A ce jour, deux écoles ont été choisies dans les circonscriptions de Gouvieux (Cires les Mello – 3 classes) et St Just en Chaussée (Breteuil – 7 classes) et une autre est prévue pour début novembre : Nanteuil le Haudoin ( circonscription de Crépy en Valois).
Malgré ces déclarations de bonnes intentions, nous restons dubitatifs quant aux effets positifs attendus par les collègues des écoles qui seront choisis et subiront de facto un audit se déroulant toute l’année scolaire avec de nombreuses réunions « d’évaluation et de remédiation » afin de produire de nouveaux outils pour leur école, donc de nombreux travaux et écrits. Sur quel temps seront décomptés ces réunions et ce surcroît de travail ?
Promotions Professeurs des écoles 2009/2010
Aucune erreur particulière n’est à remarquer. Pour indication, les barèmes des promotions PE au 11e échelon sont les suivants :
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Barème du premier promu |
Barème du dernier promu |
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Au Grand Choix |
58,958 |
55,497 |
|
Au Choix |
57,942 |
49,928 |
|
A l’ancienneté |
47,428 |
44,158 |
Pour plus de précisions sur les cadences d’avancement des autres échelons, vous pouvez contacter la section du SNUDI-FO.
A noter quelques avancements d’échelon sur la hors classe.
Bilan Exeat/Ineat
L’Inspecteur d’Académie l’établit comme suit :
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|
Exeat accordés |
Ineat réalisés à ce jour |
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A la CAPD du 4 juin 2009, 8 exeat ont été accordés hors barème (situation médicale et/ou sociale) et 14 dans l’ordre du barème |
22 |
4 |
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11 enseignants ont postérieurement formé un recours devant l’IA et 6 situations ont été retenues. |
6
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2 |
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1 exeat a été accordé par l’IA suite à l’intervention du ministère |
1 |
1 |
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Total |
29 |
7 |
10 échanges ont pu être opérés avec d’autres départements, principalement l’Aisne et la Somme et l’IA a accordé 8 ineat d’autres départements.
Au final, il y a 7 exeat réalisés pour 8 ineat.
Compte tenu de la situation de surnombre, des exeat supplémentaires ont été accordés par l’IA et 8 ineat supplémentaires sont réalisés. Soit un nouveau rapport de 15/8.
A notre demande, l’IA ne s’oppose pas à réaliser d’autres exeat tardifs si c’est possible avec les autres départements, prioritairement pour les dossiers médicaux et sociaux qui n’ont pas abouti.
Mouvement 2010
La nouvelle circulaire ministérielle à paraître confirme la volonté du ministre de réformer les mouvements départementaux et notamment réaliser le maximum de nominations lors de la première phase du mouvement. Cette année, le 2e mouvement sera supprimé : c’est à dire, les vœux formulés sur les postes vacants ; les nominations effectuées par traitement informatique. Les nominations se feront selon les indications formulées par les collègues au premier mouvement. Pour savoir la position de notre syndicat et nos critiques formulés sur cette réforme du mouvement, voir la rubrique mutations/permutations et infos du SNUDI FO sur le présent site.
Pour compenser cette carence dans les opérations du mouvement et réduire le nombre de nominations au 2e mouvement, l’IA souhaite nommer un maximum de collègues au premier mouvement et à cet effet, il se propose de créer de nouveaux postes qui seront attribués à titre définitif. Il s’agira de postes de Titulaires Remplaçants de Secteur (TRS) où les collègues seront nommés définitivement sur des postes fractionnés par rapport à poste « quotité » de référence. Sans doute au sein d’une même Circonscription.
En clair, les postes attribués définitivement peuvent varier d’une année sur l’autre selon les montages des quotités tout en gardant une quotité de référence qui à priori ne bougerait pas d’une année sur l’autre : principalement une décharge de directeur.
Cette nouvelle création de postes suscite beaucoup d’interrogations et nous n’avons pas encore émis un avis, découvrant en séance la proposition de l’IA. Nous allons en discuter dans nos prochaines instances. La CAPD sera encore consulté sur ce sujet le 19 novembre et sans doute en janvier.
Cependant, dans la mesure où ces postes sont attribués définitivement : il faut vérifier toutes les incidences au niveau des règles communes du mouvement : ancienneté dans le poste, points ZEP, majoration de barème si fermeture dudit poste etc.
Malgré notre opposition à la suppression du deuxième mouvement, nous avons demandé d’avoir toujours un droit de contrôle sur cette opération, principalement sur les affectations sur délégation. L’IA a marqué son souhait de ne rien cacher et proposait de réunir des groupes de travail à cet effet. Devant l’opposition des représentants du personnel, il se montre finalement prêt à examiner ces nominations en point complémentaire d’une CAPD. Dont acte.
Questions diverses: De nombreuses questions diverses ont été examinées en séance. Nous en résumerons ci-dessous quelques unes.
Masterisation et Formation continue
Ce point a été abordé longuement présenté et débattu lors du Conseil de Formation qui s’est tenu le lendemain de cette CAPD. Nous vous renvoyons à la lecture du Compte Rendu de cette réunion et de notre rubrique réforme de la formation initiale « Masterisation ».
Frais de déplacement RASED, CPC etc.
Depuis mai dernier, les collègues ne sont toujours pas défrayés de leurs frais de déplacement. C’est encore un problème informatique qui est à l’origine de ce retard. Le programme du rectorat ne fonctionne toujours pas et l’IA compte 800 dossiers en attente. Si le retard perdure, il sera difficile pour les services de la division du personnel de rattraper ce retard au premier trimestre de la présente année scolaire ! A une question pertinente d’un élu du personnel, l’IA a éludé sa réponse quant au versement d’intérêts de retard.
Prime Evaluation CE1/CM2
Elle sera versée sur le salaire d’octobre 2009.L’IA compte 1299 mouvements comptable pour l’attribution de cette prime. L’IA a appliqué purement et simplement le décret de juin 2009 pour déterminer les ayants droit. Les IEN ont remonté dans les temps la liste des collègues concernés. Ils ont apprécié les quotités éventuelles de passation et correction des évaluations : collègues à temps partiel, ZIL si passation pendant tout ou partie du congé à remplacer etc.
L’IA a également généré les départs en retraite et le suivi comptable pour les collègues ayant changé de département.
Inspections réforme
L’Inspecteur d’Académie travaille toujours sur le cadrage du nouveau dispositif des inspections en prenant en compte les nouvelles modalités prévues par le ministère (circulaire du mois de mai 2009).
L’inspection ne se déroulera plus seulement sur les observations et les pratiques de classe mais également sur les résultats des élèves.
Par ailleurs, les IEN pratiqueront également des inspections d’école : politique de l’école, projet d’école, gestion et suivi des évaluations etc.
Notation
Au cours de l’année scolaire 2008/2009, 1345 inspections ont été réalisées. L’IA compte 13 baisses de note et 20 maintiens.
Compte rendu du Conseil de Formation du 23 octobre 20009
Département de l’Oise
Le CDF est présidé par M. l’Inspecteur d’Académie de l’Oise. A l’ordre du jour figurent le bilan du Plan Départemental de Formation (PDF) 2008/2009, l’état des lieux et le déroulement du PDF 2009/2010, les conséquences de la masterisation du concours pour les stages des PE1 et Master 1 (M1) ; les perspectives 2010/2011.
Bilan 2008/2009 du PDF
128 stages étaient prévus répartis sur 27 dispositifs de formation liés au projet académique. 20% des stages n’ont pu être tenus (30 stages annulés) compte tenu des problèmes de remplacement et du déficit de recrutement des listes complémentaires.
230 Titulaires première année (nommés T1) ont bénéficié de trois semaines de stage conformément aux textes réglementaires. Ils ont été répartis en 9 groupes depuis début novembre jusqu’à fin avril début mai 2009.
168 PE2 ont servi de support de stage filé ou de stage groupé.
L’IA disposait de 35 Brigade de Formation Continue pour assurer les stages courts et les remplacements de T1
Déroulement du PDF 2009/2010
En remarque préliminaire, l’IA indique qu’il est contraint par la formation des T1 qui sont au nombre de 300. La BFC sera donc fortement mobilisée par ces remplacements. 200 PE2 seront disponibles pour remplacer les stages longs et les stages filés.
Comme il y a encore une trentaine de T1 en surnombre, ils pourront bénéficier d’une formation dès la rentrée des vacances de la Toussaint.
Le PDF a commencé dès ce mois de septembre notamment sur les actions des circonscriptions comme les stages piscine ou de premiers secours et pour l’ASH.
Les stages Master dès janvier 2010 pourraient offrir potentiellement des stages supplémentaires sous réserve de la disponibilité de formateurs (voir infra).
S’agissant de l’ASH , le même volume de stages que l’année dernière serait proposé à ceux qui se portent candidats à une formation d’enseignant spécialisé.
Organisation des stages PE1 et Master 1 - 2009/2010
Avant toute chose, Monsieur l’Inspecteur d’Académie nous a indiqué que les modalités d’organisation de ces stages sont conditionnelles sauf les dates et qu’il attend les orientations ministérielles.
En quelque sorte, il pilote à vue.
Compte tenu des dates de concours, ces stages des PE1 et Master 1 se mettront en place à compter de janvier 2010 et corrélativement des départs en « stage » seront organisés pour les enseignants qui quitteront leur classe.
Cependant, d’ores et déjà , les calendriers et certaines modalités sont arrêtés et les dispositifs retenus sont communs aux trois départements de l’académie d’Amiens afin de faciliter si besoin une fluidité des mises en stages des Master 1 notamment.
Pour l’Oise le volume des étudiants stagiaires serait fixé à 177.
Il est prévu pour chaque étudiant un stage d’observation/de pratique accompagnée puis un stage en responsabilité. L’IA exclut de mettre les étudiants en doublette sur ces deux stages à la différence du second degré.
Le volume des stages et leurs dates sont les suivants :
-Un stage de pratique accompagné avec des MAT (Maîtres d’Accueil Temporaire) de l’ordre de 4 jours (peut être 6 jours) du 11 au 15 janvier 2010.
Au cours de stage, ils seront en observation même si le maître d’accueil pourra « céder le tableau » pour qu’ils s’exercent sur quelques séquences.
-Un stage en responsabilité dans une classe « lambda » suivant une double formule :
4 jours en stage filé du 22 février au 19 mars 2010
6 jours en responsabilité dans la même classe du 3 mai au 11 mai 2010
Au cours de ce stage, les étudiants seront seuls en responsabilité dans la classe.
Il serait prévu une préparation à ces stages avant les vacances d’hiver.
Quel suivi de formation pour les stagiaires PE1 et M1 ?
Compte tenu de la disponibilité réduite des IMF et des conseillers pédagogiques déjà fortement sollicités sur les stages PE2, T1 et T2, il est presque exclu que des visites soient faites aux stagiaires y compris pendant le stage en responsabilité !
Qui pourra aider les stagiaires ? L’IA compte sur la disponibilité des directeurs et enseignants titulaires dans l’école : « L’école peut jouer le rôle de tuteur. Par défaut de tutorat, on demandera aux écoles une forme d’encadrement ». Si le rôle des enseignants sur place serait plus officialisé, l’IA ignore si une ligne budgétaire sera prévue pour indemniser les enseignants sur place.
En tout état de cause, la veille, lors de la CAPD, M. l’Inspecteur d’Académie Adjoint a précisé que les directeurs auraient un rôle d’alerte si cela se passe mal en classe.
Notre première réaction immédiate est que les collègues adjoints et directeurs n’ont pas une qualification et une formation de maître formateur et tout cela ne peut reposer que sur le volontariat et si des collègues seraient tentés d’assumer un rôle de tuteur, ils doivent à tout le moins être indemnisés pour cette mission.
Cependant, ce dispositif reste conditionnel car l’IA indique qu’il s’agit de possibles hypothèses.
Quelles modalités de formation pour les enseignants qui libèrent leur classe sur le stage en responsabilité ?
Tout d’abord, il est clair pour l’IA que les enseignants qui libéreront leur classe ne resteront pas dans leur école. Ils devront être ailleurs ces jours là. Tant pour le stage filé que groupé.
1. Les stages seront limités d’un triple point de vue économique, pédagogique et géographique.
Economique : l’IA est presque certain qu’aucune ligne budgétaire conséquente ne sera débloquée pour ces stages, ils seront donc assurés au plus près des écoles et sans aucun doute pilotés par les équipes de circonscriptions. Au pire, peut être dans des stages d’auto formation comme des échanges de pratiques de classe.
Géographique : Les stagiaires en classe sont des étudiants et non des fonctionnaires stagiaires (rappelons le : ce concours est ouvert après ces stages), ils sont souvent concentrés sur Amiens ou Beauvais et n’ont pas tous des moyens de locomotions. Donc, toutes les circonscriptions ne seront pas servies et certaines seront plus sollicitées. D’autant plus que le rectorat souhaite être attentif aux souhaits des étudiants quant à leur lieu de stage.
Pédagogique : La place de la maternelle est très faible dans le concours. Les dates de stage pourraient coïncider avec les passations et corrections des évaluations CE1 et CM2.
A priori, l’IA exclut donc des stages les classes de maternelle, de CE1 et CM2.
2. Départage des candidatures des titulaires ou sélection des classes.
Il y aurait normalement un appel à candidatures pour ces stages en cours d’année, donc en sus du PDF, comme lors de la première mise en place des stages filés. Mais compte tenu des contraintes géographiques et pédagogiques, il est fort possible qu’il n’y ait pas assez de candidatures et l’IA pourrait demander aux IEN de recruter localement des « candidats ».
En examinant ce dispositif empirique, nous avons tout de suite indiqué à l’IA en séance que les stages de formation continue relèvent du choix et du volontariat des enseignants qui sont toujours des fonctionnaires d’Etat. Monsieur l’Inspecteur d’Académie en a convenu même s’il a indiqué que les IEN sauront être amicalement persuasifs pour trouver les collègues nécessaires.
Tous les délégués personnels présents ont d’ailleurs dénoncé le ciblage des stages sur des niveaux restreints de classes d’autant plus que si le dispositif du concours perdure ainsi que les modalités des évaluations CE1 et CM2 ; ce seront toujours les mêmes classes et donc les mêmes enseignants qui seront servis. L’IA s’est voulu montrer rassurant ; une fois le dispositif du nouveau concours rodé l’offre pourrait être généralisée à toutes les classes et que si les évaluations et leurs corrections ne coïncident pas avec les dates de stage, in extremis, les stages pourraient être offerts aux enseignants de CE1et CM2, voire ceux en cours double.
Monsieur l’Inspecteur d’Académie a d’ailleurs ajouté en préambule que notre département a retenu la mise en place de stages de formation continue malgré les problèmes d’encadrement par les équipes de circonscription et malgré une ligne budgétaire réduite et qu’il aurait pu être envisagé, comme le font d’autres départements, que les enseignants qui libèrent leur classe ne partent pas en stage mais assurent des missions de remplacement comme ZIL supplétifs au sein de leur circonscription !!
Orientation PDF 2009/2010
Dès la rentrée 2010, il n’y aura plus de PE2 avec le système connu de formation : tant dans ses modalités (stages filés et groupés) que son volume. Potentiellement les M1 et/ou les M2 peuvent bénéficier de 108 heures de stage en observation et 108 heures de stage en responsabilité.
Le nombre de recrutements des futurs M1 et M2 reste inconnu à ce jour.
S’agissant des priorités de formation, elles resteraient identiques à cette année compte tenu du Plan Académique de Formation arrêté par le recteur :
A notre remarque quant à l’absence de stages en EPS, l’IA reconnaît cette carence mais il doit faire des choix et les assumer.
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Pour la FNEC FP-FO, la revalorisation des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation ne doit pas
passer par l’éclatement des statuts de la Fonction publique d’Etat. |
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Le 28 octobre 2009, une délégation de la FNEC-FP-FO a été reçue au ministère de l’éducation |
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nationale sur le dossier de la « revalorisation des carrières des personnels enseignants ». La délégation était conduite par Anne Baltazar, secrétaire générale de la Fédération Générale des Fonctionnaires – Force Ouvrière et Hubert Raguin, secrétaire général de la FNEC-FP-FO. |
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Dans une déclaration liminaire, Anne Baltazar a confirmé aux représentants du ministre la volonté de la FGF-FO d’obtenir une
revalorisation de la valeur du point d’indice et son attachement à la grille indiciaire de la Fonction publique et au statut général. Elle a mis en garde les pouvoirs publics contre toute
initiative visant à l’éclatement de la Fonction publique sous prétexte de « négociation salariale séparée ». |
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Les représentants du ministre ont développé les propositions qu’il avait présentées le 1er octobre, |
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lors du Comité Technique Paritaire Ministériel. En réalité, il s’agit pour le ministère de modifier le déroulement de carrière de tous les corps enseignants comme conséquence de la masterisation du recrutement. |
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La délégation FO a émis les plus vives réserves sur le « pacte de carrière » proposé par le ministre dans la mesure où celui-ci
tourne le dos au principe statutaire qui reste l’accès de tous les fonctionnaires à l’indice terminal de leur corps. |
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L’introduction d’un 3ème grade dans la
carrière et la création de nouvelles indemnités liées à de nouvelles missions en rapport avec les réformes ministérielles (réforme des lycées) sont, de ce point de vue,
préoccupants. |
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Les règles de la Fonction publique et le respect des statuts particuliers de chaque corps de fonctionnaires d’Etat seraient mis à
mal. |
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Derrière les effets d’annonce il s’agirait d’un bouleversement réel de toutes les carrières. L’introduction du salaire au mérite
avec de nouvelles règles d’évaluation des personnels enseignants se mettrait en place en 2010. Force Ouvrière a rappelé son opposition totale au salaire au mérite et son attachement aux
règles statutaires d’inspection et à la notation. |
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Le ministre recevra à nouveau Force Ouvrière pour une deuxième étape de négociation le 17 novembre prochain. |
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Montreuil, le 29 octobre 2009. |
Permutations et Mouvements intra
départementaux :
le ministère persiste et signe
Un projet de note de service sur la mobilité des enseignants du 1er degré a été soumis aux élus du personnel lors d’un groupe de travail de la CAPN qui s’est réuni le 9/10/2009.
Lors de ce groupe de travail, tous les élus ont exprimé leur désaccord avec le projet de la nouvelle note de service ministérielle qui se situe dans la continuité de celle du 29 octobre 2008.
Cette note qui traite à la fois du mouvement interdépartemental et des mouvements intradépartementaux des personnels, maintient les dispositions de la note 2008 dont les conséquences concrètes pour les personnels ont été dramatiques en remettant en cause le droit statutaire à mutation.
En effet, l’an dernier, suite à l’utilisation d’une nouvelle procédure informatisée (nouvel algorithme), des collègues d’un même département ont vu leur demande rejetée alors que d’autres demandant le même département d’accueil avec un barème inférieur ou égal ont vu leur vœux satisfait.
L’algorithme utilisé pour la dernière campagne de mutation tel qu’il a été conçu n’a pas tenu compte des barèmes (ou très insuffisamment), de ce fait la priorité accordée par la loi aux rapprochements de conjoints n’a pas été intégralement prise en compte dans le résultat final et des centaines de collègues se sont retrouvés lésés.
En ce qui concerne les mouvements intra-départementaux, le projet de note continue à préconiser la généralisation des affectations hors barème et hors qualification et fait disparaître le contrôle a priori et a posteriori des élus du personnel dans les opérations du mouvement départementaux par la suppression des CAPD réglementaires et la convocation par les IA de groupes de travail informels.
L’existence de règles claires, définies par des critères objectifs organisant des garanties collectives est indissociablement liée aux instances paritaires et à leur convocation régulière.
Pour toutes ces raisons, le SNUDI –FO s’est adressé au ministre pour demander la non publication du projet de note de service en l’état (cf lettre au ministre du
15/10/2009) et pour que toutes les remarques et amendements proposés par nos élus du personnel lors du groupe de travail du 9/10/2009 soient pris en compte. Le SNUDI-FO s’est adressé
également aux deux autres organisations syndicales représentées à la CAPN (SE-UNSA et SNUIPP) pour qu’une démarche commune ait lieu auprès du ministère sur cette question avec l’ensemble des élus
du personnel de la CAPN.
Calendrier des opérations
La version définitive de la note de service sera publiée dans le BOEN du 5 novembre 2009. Attention, il peut y avoir des modifications dans les dates.
- Jeudi 5 novembre 2009 : Publication de la note de service et ouverture de la plateforme « Info mobilité »
- Jeudi 19 novembre 2009 à 12h00 : Ouverture des inscriptions dans l’application SIAM dans les départements
- Mardi 8 décembre 2009 à 12h00 : Clôture des inscriptions dans l’application SIAM et fermeture de la plateforme « Info mobilité »
- A partir du jeudi 10 décembre 2009 : Envoi des confirmations de demande de changement de département dans la boîte électronique I- prof du candidat.
- Mardi 17 décembre 2009 au plus tard : Retour des confirmations de demande de changement de département et des pièces justificatives dans les inspections académiques.
- Jeudi 28 janvier 2010 : Contrôles et mises à jour des listes départementales de candidatures. Vérification des vœux et barèmes. Examen des demandes de bonification exceptionnelle au titre du handicap.
- Jeudi 4 février 2010 : Date limite d’enregistrement des demandes tardives pour rapprochement de conjoints et des demandes d’annulation ou de modification de candidatures. Consultation des barèmes validés par l’IA sur I-prof.·
A partir de vendredi 5 février 2010 : Contrôle des données par les services centraux. Traitement des demandes de mutations.
Vendredi 19 mars 2010 : Diffusion individuelles des résultats aux candidats à la mutation
Compte rendu du Conseil de Formation du 23 octobre 20009
Département de l’Oise
Organisation des stages PE1 et Master 1 - 2009/2010
Avant toute chose, Monsieur l’Inspecteur d’Académie nous a indiqué que les modalités d’organisation de ces stages sont conditionnelles sauf les dates et qu’il attend les orientations ministérielles.
En quelque sorte, il pilote à vue.
Compte tenu des dates de concours, ces stages des PE1 et Master 1 se mettront en place à compter de janvier 2010 et corrélativement des départs en « stage » seront organisés pour les enseignants qui quitteront leur classe.
Cependant, d’ores et déjà , les calendriers et certaines modalités sont arrêtés et les dispositifs retenus sont communs aux trois départements de l’académie d’Amiens afin de faciliter si besoin une fluidité des mises en stages des Master 1 notamment.
Pour l’Oise le volume des étudiants stagiaires serait fixé à 177.
Il est prévu pour chaque étudiant un stage d’observation/de pratique accompagnée puis un stage en responsabilité. L’IA exclut de mettre les étudiants en doublette sur ces deux stages à la différence du second degré.
Le volume des stages et leurs dates sont les suivants :
-Un stage de pratique accompagné avec des MAT (Maîtres d’Accueil Temporaire) de l’ordre de 4 jours (peut être 6 jours) du 11 au 15 janvier 2010.
Au cours de stage, ils seront en observation même si le maître d’accueil pourra « céder le tableau » pour qu’ils s’exercent sur quelques séquences.
-Un stage en responsabilité dans une classe « lambda » suivant une double formule :
4 jours en stage filé du 22 février au 19 mars 2010
6 jours en responsabilité dans la même classe du 3 mai au 11 mai 2010
Au cours de ce stage, les étudiants seront seuls en responsabilité dans la classe.
Il serait prévu une préparation à ces stages avant les vacances d’hiver.
Quel suivi de formation pour les stagiaires PE1 et M1 ?
Compte tenu de la disponibilité réduite des IMF et des conseillers pédagogiques déjà fortement sollicités sur les stages PE2, T1 et T2, il est presque exclu que des visites soient faites aux stagiaires y compris pendant le stage en responsabilité !
Qui pourra aider les stagiaires ? L’IA compte sur la disponibilité des directeurs et enseignants titulaires dans l’école : « L’école peut jouer le rôle de tuteur. Par défaut de tutorat, on demandera aux écoles une forme d’encadrement ». Si le rôle des enseignants sur place serait plus officialisé, l’IA ignore si une ligne budgétaire sera prévue pour indemniser les enseignants sur place.
En tout état de cause, la veille, lors de la CAPD, M. l’Inspecteur d’Académie Adjoint a précisé que les directeurs auraient un rôle d’alerte si cela se passe mal en classe.
Notre première réaction immédiate est que les collègues adjoints et directeurs n’ont pas une qualification et une formation de maître formateur et tout cela ne peut reposer que sur le volontariat et si des collègues seraient tentés d’assumer un rôle de tuteur, ils doivent à tout le moins être indemnisés pour cette mission.
Cependant, ce dispositif reste conditionnel car l’IA indique qu’il s’agit de possibles hypothèses.
Quelles modalités de formation pour les enseignants qui libèrent leur classe sur le stage en responsabilité ?
Tout d’abord, il est clair pour l’IA que les enseignants qui libéreront leur classe ne resteront pas dans leur école. Ils devront être ailleurs ces jours là. Tant pour le stage filé que groupé.
1. Les stages seront limités d’un triple point de vue économique, pédagogique et géographique.
Economique : l’IA est presque certain qu’aucune ligne budgétaire conséquente ne sera débloquée pour ces stages, ils seront donc assurés au plus près des écoles et sans aucun doute pilotés par les équipes de circonscriptions. Au pire, peut être dans des stages d’auto formation comme des échanges de pratiques de classe.
Géographique : Les stagiaires en classe sont des étudiants et non des fonctionnaires stagiaires (rappelons le : ce concours est ouvert après ces stages), ils sont souvent concentrés sur Amiens ou Beauvais et n’ont pas tous des moyens de locomotions. Donc, toutes les circonscriptions ne seront pas servies et certaines seront plus sollicitées. D’autant plus que le rectorat souhaite être attentif aux souhaits des étudiants quant à leur lieu de stage.
Pédagogique : La place de la maternelle est très faible dans le concours. Les dates de stage pourraient coïncider avec les passations et corrections des évaluations CE1 et CM2.
A priori, l’IA exclut donc des stages les classes de maternelle, de CE1 et CM2.
2. Départage des candidatures des titulaires ou sélection des classes.
Il y aurait normalement un appel à candidatures pour ces stages en cours d’année, donc en sus du PDF, comme lors de la première mise en place des stages filés. Mais compte tenu des contraintes géographiques et pédagogiques, il est fort possible qu’il n’y ait pas assez de candidatures et l’IA pourrait demander aux IEN de recruter localement des « candidats ».
En examinant ce dispositif empirique, nous avons tout de suite indiqué à l’IA en séance que les stages de formation continue relèvent du choix et du volontariat des enseignants qui sont toujours des fonctionnaires d’Etat. Monsieur l’Inspecteur d’Académie en a convenu même s’il a indiqué que les IEN sauront être amicalement persuasifs pour trouver les collègues nécessaires.
Tous les délégués personnels présents ont d’ailleurs dénoncé le ciblage des stages sur des niveaux restreints de classes d’autant plus que si le dispositif du concours perdure ainsi que les modalités des évaluations CE1 et CM2 ; ce seront toujours les mêmes classes et donc les mêmes enseignants qui seront servis. L’IA s’est voulu montrer rassurant ; une fois le dispositif du nouveau concours rodé l’offre pourrait être généralisée à toutes les classes et que si les évaluations et leurs corrections ne coïncident pas avec les dates de stage, in extremis, les stages pourraient être offerts aux enseignants de CE1et CM2, voire ceux en cours double.
Monsieur l’Inspecteur d’Académie a d’ailleurs ajouté en préambule que notre département a retenu la mise en place de stages de formation continue malgré les problèmes d’encadrement par les équipes de circonscription et malgré une ligne budgétaire réduite et qu’il aurait pu être envisagé, comme le font d’autres départements, que les enseignants qui libèrent leur classe ne partent pas en stage mais assurent des missions de remplacement comme ZIL supplétifs au sein de leur circonscription !!
Année scolaire 2009/2010.
150 000 étudiants vont arriver dans les écoles, les collèges ou les lycées et seront dans les classes 108 heures par an.
●Ces étudiants seront inscrits en master 1 ou 2 à l’université. Ils sont détenteurs d’une licence
et déclarent « se destiner aux métiers de l’enseignement » (circulaire n° 2009-109 du 20 août 2009).
●Dès ce mois de septembre, 100 000 étudiants pourront être dans les classes pour « faire
cours et faire apprendre, conduire une classe et individualiser son enseignement … » (stages
d’observation et de pratique accompagnée) et 50 000 autres pour « prendre la responsabilité
d’une classe d’école, de collège, de lycée, ou exercer les fonctions de documentaliste ou de
CPE… » (stages en responsabilité).
●Les « stages en responsabilité » seront « rémunérés » à raison de 34,30 € brut de l’heure.
Les stages « d’observation » n’ouvrent droit à aucune rémunération.
●A l’issue de cet « apprentissage » ces étudiants (« apprentis » en stage) pourront passer les
concours et obtenir - le cas échéant - le statut de professeur stagiaire. Rappelons qu’en 2009,
8 600 postes ont été ouverts aux concours du second degré et 7285 dans le premier degré.
●Il ne s’agit plus de formation professionnelle avant le concours mais de constituer un vivier
de remplaçants et de bouche-trous sans droits, sans garanties, et « gratifiés ».
● 50 000 stages en responsabilité, cela représente 5 millions d’heures de cours sur une
année scolaire, l’équivalent d’environ 7700 postes de titulaires du 2d degré. A la rentrée 2009,
13 500 postes ont été supprimés !
●108 heures, c’est l’équivalent de 6 semaines de service d’un professeur certifié, ou 4
semaines de service d’un professeur des écoles.
●Le ministère supprime massivement les postes de fonctionnaires titulaires destinés à
remplacer les enseignants absents et il travaille toujours à la mise en place d’une agence de
remplacement.
●150 000 étudiants sans droits, sans garanties, sans statut, seront utilisés pour remplacer
certifiés, agrégés, PLP, CPE, P. EPS, professeurs des écoles, qui ont des missions
statutaires, un service hebdomadaire, des droits et garanties statutaires.
●150 000 étudiants par an, 50 000 payés à 34,30 € de l’heure (3000 € par an) et dans le
même temps, dans le second degré, 40 000 emplois supprimés (enseignants titulaires,
départs à la retraite non compensés) d’ici 2012 !
●Il s’agit de la mise en oeuvre des décrets « masterisation » publiés au JO du 29 juillet 2009,
publication rendue possible par l’abstention de la FSU au CTPM du 28 mai puis par son refus
de siéger le 16 juin 2009 au Conseil Supérieur de la fonction publique de l’Etat.
●Aujourd’hui, le ministre Chatel met en place des groupes de travail. Pour y discuter de la
répartition annuelle des 108 heures ? De la répartition du nombre de stages ? De la
disparition des IUFM ?
La FNEC FP-FO a mené campagne depuis des mois contre la masterisation, pour le maintien du recrutement par concours à Bac + 3 (bac + 4 pour l’agrégation), pour le maintien du statut de fonctionnaire stagiaire en formation dès l’obtention du concours.
La FNEC FP FO a recueilli des milliers de signatures et prises de position.
Force Ouvrière a voté contre les projets de décrets au CTPM et au CSFPE.
La FNEC FP-FO demande le retrait des décrets.
La négociation doit s’ouvrir pour que des garanties soient données sur le maintien des concours CAPES, agrégations, CAPLP, CAPEPS, COP, professeurs des écoles, CPE, pour le maintien du recrutement de fonctionnaires stagiaires à bac+3 ou bac +4 (agrégation).
C’est sur cette base que la FNEC appelle les personnels à poursuivre la signature de pétitions et motions pour l’abrogation des décrets.
« Mastérisation » : Pétition
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Les personnels soussignés exigent des ministres : · Abrogation des décrets masterisation · Retrait de la circulaire qui confie les élèves à 150 000 étudiants en stage d’ « apprentissage » · Maintien du recrutement à bac + 3 (bac + 4 pour l’agrégation) · Maintien des concours sous leur forme actuelle : maintien de la qualification disciplinaire · Maintien des IUFM, tous les sites, tous les postes
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Etablissement : Ville : Département : |
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Noms, prénoms |
corps |
signatures |
Noms, prénoms |
corps |
signatures |
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Faire remonter les prises de position à la Section du SNUDI FO Oise
PROMOTIONS INSTITUTEURS 2010 - CAPD DU 19 NOVEMBRE 2009
Trois rythmes d’avancement pour une carrière
Le corps des instituteurs comprend 11 échelons sur une carrière. L’avancement d’échelon se déroule selon trois rythmes:
-un rythme rapide, qui permet de franchir plus vite les échelons; le “ Choix ”
-un rythme lent; “ l’ancienneté ”
-un rythme intermédiaire; appelé “ mi-choix ”.
En théorie, ces rythmes ne sont pas cloisonnés. On peut débuter sa carrière lentement et la finir rapidement ou vise versa. Mais le mode de départage favorisé par un critère lié au mérite (la note) crée souvent des filières rigides.
Qui peut bénéficier d’une promotion? Quand?
Pour être promu, il faut être promouvable à l’un des trois rythmes d’avancement définis pour son échelon. Les promotions des instituteurs se font à l’année civile.
Pour savoir si on est promouvable, il faut ajouter à la date d’effet de la dernière promotion (se référer au dernier arrêté de promotion) le temps de passage correspondant au changement d’échelon indiqué dans le tableau ci-dessous:
Si la date ainsi obtenue est comprise entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année civile qui suit cette rentrée scolaire vous êtes promouvable.
Détermination des promus parmi les promouvables
Etre promouvable ne signifie pas être promu. Pour chaque échelon et chaque cadence d’avancement, ne sont promus qu’un quota des promouvables. Ce quota étant fixé par des textes ministériels:
-30% des promouvables à un même échelon au choix sont promus. 70% ne le sont pas, et seront ultérieurement inscrits aux tableaux d’avancement au mi-choix voire à l’ancienneté.
-5/7èmes des promouvables à un même échelon au mi-choix sont promus. 2/7èmes ne le sont pas, et seront forcément inscrits au tableau d’avancement restant: à l’ancienneté.
Un barème départemental départage les candidats : AGS + N (N est
la dernière note de l’enseignant majorée pour défaut d’inspection de plus de 4 ans. AGS est l’ancienneté générale de services).
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INSTITUTEUR |
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ECHELON |
CHOIX |
MI-CHOIX |
ANCIENNETE |
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du 1 au 2 |
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9 mois |
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du 2 au 3 |
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9 mois |
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du 3 au 4 |
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12 mois |
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du 4 au 5 |
1 an 3 mois |
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1 an 6 mois |
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du 5 au 6 |
1 an 3 mois |
|
1 an 6 mois |
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du 6 au 7 |
1 an 3 mois |
1 an 6 mois |
2 ans 6 mois |
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du 7 au 8 |
2 ans 6 mois |
3 ans 6 mois |
4 ans 6 mois |
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du 8 au 9 |
2 ans 6 mois |
3 ans 6 mois |
4 ans 6 mois |
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du 9 au 10 |
2 ans 6 mois |
4 ans |
4 ans 6 mois |
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du 10 au 11 |
3 ans |
4 ans |
4 ans 6 mois |
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FICHE ENQUETE A RETOURNER AU SNUDI-FO, Rue F.Pelloutier - 60100 CREIL
(pour les non adhérents merci de joindre une enveloppe timbrée à votre adresse)
NOM et Prénom:_______________________________________________________________________________
INSTITUTEURS :
Date d’effet de votre dernière promotion et échelon actuel: au _____ échelon depuis le :________________
Note obtenue jusqu’au 30/10/09 : __________ Date de cette note: __________________
Ancienneté Générale de Service au 31/12/09 :__________________________________
Les T1 “Sans affectation” : l’article 12 de la loi de 1983 doit être respecté !
Le SNUDI FO demande audience auprès du ministre
Montreuil, le 7 octobre 2009
à Monsieur Luc Chatel
Ministre de l’Education nationale
Objet : Demande d’audience
Monsieur le Ministre,
Le nombre d’enseignants du 1er degré qui n’a pu recevoir à ce jour une affectation en parfaite adéquation avec les exigences statutaires est extrêmement important.
Selon un premier recensement que nous avons pu opérer, de très nombreux départements (Paris, Gard, Côtes d’Armor, Morbihan, Finistère, Rhône, Haute Garonne, …) sont concernés.
Ce sont donc plusieurs milliers de nos collègues qui se trouvent confrontés à cette situation de ne pouvoir exercer pleinement leur mission d’enseignant alors même que les besoins (brigades de remplacement incomplètes, postes de RASED en nombre insuffisant, classes à effectifs élevés…) sont réels.
Ainsi, à Paris, Monsieur l’Inspecteur d‘Académie recourt à ces personnels pour effectuer des remplacements sans que ceux-ci soient affectés sur un poste de TR et puissent en conséquence percevoir l’ISSR ; d’autres sont mis à disposition d’une école « pour prendre la classe dans le cadre du projet de l’école et du projet académique arts et culture, pour s’impliquer dans la dynamique de l’école, etc… ».
Cette situation dérogatoire au statut général de la fonction publique et en particulier à l’article 12 du chapitre III de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 qui précise que « Le grade est le titre qui confère à son titulaire vocation à occuper l’un des emplois qui lui correspondent. » ne peut perdurer plus longtemps.
Chacun de ces enseignants a vocation à être affecté sur un poste statutaire correspondant au concours auquel il a satisfait.
Enfin comment admettre que dans nombre de départements des enseignants titulaires soient sans affectation alors même que l’arrivée des étudiants en stage en responsabilité est annoncée dans les classes en application de la circulaire du 20 août dernier dans le cadre de la réforme du recrutement des futurs enseignants.
Nous souhaitons être reçus afin d’étudier toutes les possibilités permettant le respect des obligations statutaires et la fin d’une situation humainement difficile pour ces enseignants privés d’exercer leur mission.
Nous souhaiterions également aborder la situation du droit syndical à Paris.
En effet notre section de Paris a été confrontée au refus de l’inspecteur d’académie de permettre l’organisation d’une réunion d’informations syndicales de ces personnels un vendredi après midi, alors qu’aucune mission d’enseignement devant élèves ne leur était attribuée. Monsieur l’Inspecteur d’Académie justifie ce refus par la note de la DGRH du 5 septembre qui, bien que contradictoire au décret de 1982, n’interdit pas de réunir sur le temps d’enseignement des enseignants qui ne sont pas devant élèves, ce qui est la situation des collègues sans affectation.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.
Norbert TRICHARD
Secrétaire Général
Prime de 400 euros : que dit la note aux IA du 6 juillet ?
Comment est –elle versée ?: «… le principe retenu par le décret est de prévoir une seule indemnité par classe évaluée dont le montant sera le cas échéant réparti entre les différents intervenants sans que jamais le montant versé à chacun ne puisse conduire à dépasser le plafond de 400 euros fixé au titre d’une classe… »
«… Les principes d’attribution : … les différentes phases de l’évaluation dans lesquelles sont impliqués les enseignants sont la passation, des épreuves, la correction, la saisie des données et enfin l’information des familles… »
Les temps partiels et postes fractionnés :
lorsque plusieurs enseignants sont en charge d’une même classe : « attribution en fonction de la participation effective aux opérations d’évaluation »
Deux enseignants à 50 % : « ils peuvent percevoir chacun la moitié de l’indemnité »
“Un enseignant affecté sur deux écoles peut percevoir deux demi indemnités dès lors qu’il a effectivement procédé à la moitié de l’évaluation dans chacune de ces 2 classes.”
Les titulaires remplaçants :
« Les TR ayant procédé à tout ou partie des évaluations peuvent prétendre au bénéfice d’une indemnité dont le montant est proportionnel à leur participation à l’évaluation »
« Les TR qui auraient procédé dans leur intégralité à 2 évaluations en CE1 et en CM2 peuvent percevoir deux fois l‘indemnité »
Les stagiaires :
« Le décret n’exclut pas les stagiaires du bénéfice de l’indemnité »
Dans le cadre du stage filé : « il vous (les IA) appartient toutefois d’apprécier des situations particulières qui autoriseraient le versement d’une partie de l’indemnité »
Classe unique : « attribution d’une seule indemnité soit 400 euros »
Les classes à double niveau : « Elles ouvrent également droit à une indemnité de 400 euros. »
Ce qui remonte des départements c’est que l’administration elle-même est dans l’incapacité de recenser rigoureusement les collègues concernés par l’attribution complète ou partielle de l’indemnité. Des premiers versements ont été faits et pour le reste des collègues c’est en cours de traitement.
De même, certains collègues vont en être exclus sans même le savoir.
Le syndicat national DU SNUDI FO est reçu à la DGRH ce vendredi 9 octobre pour examiner tous les problèmes liés au versement de la prime.
FICHE INDIVIDUELLE de recensement
PAIEMENT DE L’INDEMNITE DE 400 €
POUR LES EVALUATIONS CE 1 – CM2
Ecole de : …………………………………………………
Nom du collègue concerné(e): ............................... Classe occupée : ....................................................
Exerçant à : temps plein temps partiel Titulaire remplaçant
Quelle quotité avez vous fait passer ? .....................................
Avez vous perçu l’indemnité de 400 € ? OUI NON
Si oui, à quelle date ?...................
Avez vous perçu une partie de cette indemnité ? OUI NON
Dans le cas où vous n’avez rien perçu :
Savez vous si l’I.E.N. vous a inscrit comme bénéficiaire ? OUI NON
Savez vous si l’administration a contacté l’école pour procéder au recensement des collègues ? OUI NON
Avez vous eu des explications de la part de votre I.E.N. ? OUI NON
Avez vous fait remonter les résultats de l’évaluation ? OUI NON
Autres situations : ................................................................................
Face aux abus de certains IEN, utilisant l’annualisation de 108 h de nos obligations de service pour aller encore plus loin dans la déréglementation, voici une série de premières réponses de notre syndicat national aux questions posées par les sections départementales dont l’Oise.
* Est-on obligé de faire 60h devant les élèves ?
Non, le décret prévoit un temps de préparation. Ce temps est différent suivant les académies mais en aucun cas il ne peut être supprimé !
*Peut-on m’obliger à effectuer mes 60h sur un créneau horaire défini par l’IEN ?
Les collègues ne sont pas obligés de faire l’aide personnalisée sur des horaires imposés. Ce n’est pas dans le décret ! Le souhait d’un IEN (ou d’un directeur) n’a pas de valeur réglementaire.
*Enseignant en CLIS, suis-je soumis aux 60h d’aide personnalisée ?
Non, la circulaire du 17 juillet 2009 prévoit que l’enseignant en CLIS, comme l’enseignant en RASED ou en CLAD qui fait partie du RASED, doit effectuer les 108h annualisées sous forme de réunions et de synthèses avec l’équipe de l’école (dans le cadre des 24h de concertation) et avec l’équipe de suivi des élèves handicapés accueillis dans la CLIS.
*Est-ce que les PE2 doivent faire l’aide personnalisée ?
NON, pour ceux qui sont en stage filé, OUI, pour ceux qui sont en stage en responsabilité et en prolongation sur le terrain.
*Est-il obligatoire de remplir un tableau de service reprenant toutes les heures effectuées ?
- Non, le directeur remplit un tableau de service général qu’il adresse à l’IEN.
*Suis-je obligé de remplir tous les tableaux excel et questionnaires divers et variés sur l’aide personnalisée envoyés par l’IEN ? Bien sûr que non, aucun IEN ne peut vous y contraindre ! Ces tableaux servent bien souvent à l’administration pour faire des statistiques mais ce travail ne rentre pas dans les obligations de service des personnels.
*Mon IEN peut-il m’inspecter pendant l’AP ?
Oui, puisque cela fait partie de nos obligations de service.
*Des IEN imposent ou tentent d’imposer des animations pédagogiques le soir (de 18h à 21h !). S’il n’y pas plus de place aux animations du mercredi ou du samedi matin, suis-je obligé de m’inscrire à celles du soir ?
On ne peut pas obliger un enseignant à participer à une animation un soir parce qu’il n’a pas pu s’inscrire à celle du mercredi ou du samedi matin faute de place. Encore une fois ce n’est pas parce que le Ministre a annualisé 108h de nos obligations de service qu’il faut tout accepter ! C’est à l’IEN de prévoir les heures d’animation et/ou de formation pédagogique ou de faire des propositions qui ne mettent pas les collègues dans des situations insupportables. En cas de problème, c’est la section départementale qui intervient auprès de l’IEN ou le cas échéant auprès de l’IA.
*Est-il vrai que les réunions des conseils des maîtres sont comptabilisées en plus des 108h annualisées ?
Non, le seul décret qui définit nos obligations de service est celui du 30 juillet 2008 (24h/hebdo devant élèves et 108h annualisées, soit 60h d’AP + 24h de concertation + 18h d’animations pédagogiques + 6h de conseils d’école). Une autre lecture des textes serait une lecture abusive.
LES DELEGUES SNUDI FO DANS L’OISE
ST JUST EN CHAUSSEE : Jean Pierre SIMOULIN 09.53.57.81.26
COMPIEGNE / MARGNY LES COMPIEGNE : Franck LAMY 03.23.75.04.77 et 06.16.95.54.87
CREPY EN VALOIS : Eric BORDES 03.44.42.12.83
GOUVIEUX / SENLIS : Véronique BAUBE 03.44.53.43.42
NOYON : Annie DELOBEL 03.44.96.01.63
CREIL : Anne MONDON 03.44.55.21.90
NOGENT SUR OISE : Claire GRIMALDI 06.08.83.29.08
PROMOTIONS PROFESSEURS DES ECOLES 2009/2010 - CAPD DU 22 OCTOBRE 2009
Trois rythmes d’avancement pour une carrière
Le corps des Professeurs des Ecoles comprend 11 échelons sur une carrière. L’avancement d’échelon se déroule selon trois rythmes:
-un rythme rapide, qui permet de franchir plus vite les échelons; le “ Grand Choix ”
-un rythme lent; “ l’ancienneté ”
-un rythme intermédiaire; appelé “ choix ”.
En théorie, ces rythmes ne sont pas cloisonnés. On peut débuter sa carrière lentement et la finir rapidement ou vise versa. Mais le mode de départage favorisé par un critère lié au mérite (la note) crée souvent des filières rigides.
Qui peut bénéficier d’une promotion? Quand?
Pour être promu, il faut être promouvable à l’un des trois rythmes d’avancement définis pour son échelon. Les promotions des professeurs des écoles se font à l’année scolaire (les intégrations par liste d’aptitude se font au 1er septembre).
Pour savoir si on est promouvable, il faut ajouter à la date d’effet de la dernière promotion (se référer au dernier arrêté de promotion) le temps de passage correspondant au changement d’échelon indiqué dans le tableau ci-dessous:
Si la date obtenue est comprise entre le 1er septembre et le 31 août de l’année scolaire en cours vous êtes promouvable.
Détermination des promus parmi les promouvables
Etre promouvable ne signifie pas être promu. Pour chaque échelon et chaque cadence d’avancement, ne sont promus qu’un quota des promouvables. Ce quota étant fixé par des textes ministériels:
-30% des promouvables à un même échelon au grand choix sont promus. 70% ne le sont pas, et seront ultérieurement inscrits aux tableaux d’avancement au choix voire à l’ancienneté.
-5/7èmes des promouvables à un même échelon au choix sont promus. 2/7èmes ne le sont pas, et seront forcément inscrits au tableau d’avancement restant: à l’ancienneté.
Un barème départemental départage les candidats: AGS + N (N est la dernière note de l’enseignant majorée pour défaut d’inspection de plus de 4 ans. AGS est l’ancienneté générale de services).
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PROFESSEUR D’ECOLE |
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ECHELON |
GRAND CHOIX |
CHOIX |
ANCIENNETE |
|
du 1 au 2 |
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|
3 mois |
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du 2 au 3 |
|
|
9 mois |
|
du 3 au 4 |
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|
1 an |
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du 4 au 5 |
2 ans |
|
2 ans 6 mois |
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du 5 au 6 |
2 ans 6 mois |
3 ans |
3 ans 6 mois |
|
du 6 au 7 |
2 ans 6 mois |
3ans |
3 ans 6 mois |
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du 7 au 8 |
2 ans 6 mois |
3 ans |
3 ans 6 mois |
|
du 8 au 9 |
2 ans 6 mois |
4 ans |
4 ans 6 mois |
|
du 9 au 10 |
3 ans |
4 ans |
5 ans |
|
du 10 au 11 |
3 ans |
4 ans 6 mois |
5 ans 6 mois |
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FICHE ENQUETE A RETOURNER AU SNUDI-FO, Rue F.Pelloutier - 60100 CREIL
(pour les non adhérents merci de joindre une enveloppe timbrée à votre adresse)
NOM et Prénom:_______________________________________________________________________________
PROFESSEURS DES ECOLES:
Date d’effet de votre dernière promotion et échelon actuel: au _____ échelon depuis le :________________
Note attribuée jusqu’au 31/08/09: __________ Date de cette note: __________________
Ancienneté Générale de Service au 31/08/09:__________________________________
Nouvelle circulaire CLIS :
De « l’inclusion » vers la suppression des CLIS…
Le Ministère a publié une nouvelle circulaire C. 2009-087 du 17 juillet 2009 concernant les CLIS dont l’objectif est la mise en conformité avec la loi du 11 février 2005 sur le handicap qui « pose comme principe la priorité donnée à une scolarisation en milieu dit « ordinaire ».
Si la notion de classe est maintenue « la CLIS est une classe à part entière de l’école dans laquelle elle est implantée », tous les dangers ne sont pas pour autant écartés.
La notion « d’inclusion » contre l’enseignement spécialisé adapté
La notion «d’inclusion scolaire » induit le fait que l’élève handicapé est scolarisé d’office, et donc sans aucune condition, dans une classe ordinaire.
Partant de ce principe, le ministre tente de mettre un terme définitif au droit à la scolarisation des élèves handicapés dans une structure de l’enseignement spécialisé quand cela s’avère nécessaire.
Ainsi la nouvelle circulaire précise « chaque classe de chaque école a donc vocation à scolariser un ou des élèves handicapés », puis ajoute « tous les enseignants de l’école, dans la mesure où chacun d’entre eux peut être amené à scolariser partiellement dans sa propre classe un ou des élèves de la CLIS pour une durée, selon des modalités et des objectifs qui peuvent varier sensiblement d’un élève à l’autre ».
Les enseignants devraient donc se transformer en maîtres A, B, C, D, et E et G (avec la fermeture des
3 000 postes de RASED) au mépris de leurs garanties statutaires et de l’intérêt des élèves en situation de handicap qui ont besoin d’un enseignement spécialisé adapté à la nature et au degré de leur handicap.
« Le médecin de l’éducation nationale, le psychologue scolaire et, le cas échéant, les enseignants spécialisés affectés dans l’école ou du RASED, apportent leur expertise et leur aide pour la réussite de la scolarisation des élèves handicaps qu’elle accueille ». Le risque est grand, dans un contexte de suppression massive de postes au nom de la RGPP, que les enseignants spécialisés se voient transformés en « experts » auprès des enseignants de classes « banales » qui devront adapter leur pédagogie en fonction du handicap des élèves qu’ils accueillent.
La scolarisation en CLIS comme ultime solution
Dans le cas où cette scolarisation serait-ou deviendrait- impossible, la circulaire précise que la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) peut être amenée à proposer une orientation vers une CLIS « pour faciliter la mise en œuvre du Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) ».
La circulaire doit reconnaître l’existence, en tant que telle, de la CLIS dans laquelle « tous les élèves reçoivent un enseignement adapté de la part de l’enseignant de la CLIS, même si la mise en oeuvre du PPS conduit ces élèves à fréquenter, autant que possible une classe ordinaire ».
Quand on connaît la situation des MDPH dont l’existence est menacée par de graves incertitudes financières (LE MONDE du 26 août 2009). (1), il est fort à parier que celles-ci risquent , à court terme, d’être dans l’incapacité de traiter tous les dossiers et de répondre aux demandes urgentes des écoles et des familles.
Le Ministère prépare les écoles à des situations explosives ou à des conflits généralisés entre les personnels, et entre les personnels et les parents, dus aux manques de moyens en structures spécialisées, en personnels et en matériel adaptés…
Le SNUDI-FO invite les personnels à signaler les élèves en situation de handicap et à exiger, avec le syndicat, qu’ils puissent bénéficier d’un enseignement adapté dispensé par un enseignant spécialisé, dans une classe ou une structure spécialisée ou de l’accompagnement d’un AVS autant que de besoin.
Le SNUDI-FO revendique :
- que les CLIS demeurent des classes adaptées à la nature et au degré du handicap des élèves et non des classes pour l’inclusion ;
- des départs en stage CAPA-SH dans les options A, B, C, D correspondant aux besoins
Il invite les collègues à signaler aux sections départementales du SNUDI-FO, toutes les situations qui exigent des réponses concrètes en terme de moyens ou de personnels.
Pour le SNUDI-FO, la nouvelle circulaire sur les CLIS doit être abrogée et tous les moyens mis en œuvre pour que les droits des élèves à une scolarisation adaptée au degré et à la nature du handicap soient respectés et que les droits des personnels soient garantis.
(1) En juin, les MDPH du Finistère, de la Seine-et-Marne et de Paris ont juridiquement acté les dettes que l’Etat a contractées envers elles. Celle des Ardennes l’a assigné au tribunal administratif. “Jamais les maisons n’ont été aussi en danger”, écrit Véronique Dubarry, présidente de la MDPH de Paris.
Elections des parents d’élèves aux conseils d’école
pour le respect des obligations de service
La note de service de cette année (note de service n° 2009-081 du 6 juillet 2009 – BO n° 30 du 23 juillet 2009) prévoit que ces élections se déroulent le vendredi 16 octobre ou le samedi 17 octobre 2009.
Outre le fait qu’encore une fois le directeurs sont responsables de tout, certains IEN s’appuient sur cette note pour imposer, ou fortement inciter, que ces élections aient lieu le vendredi soir ou le samedi matin, hors temps de classe. Cette note indique en effet : « en privilégiant, dans la mesure du possible, l’organisation des élections le vendredi en fin d’après-midi. ». En « privilégiant », surtout accompagné par « dans la mesure du possible » n’a rien de contraignant.
Mais la note indique dans la phrase suivante : « L’amplitude d’ouverture des bureaux de vote doit être de quatre heures minimum et les horaires du scrutin doivent intégrer ou une heure d’entrée ou une heure de sortie des élèves. Les bureaux de vote pourront ainsi être ouverts le vendredi 16 octobre de 16 heures à 20 heures. » en prenant bien soin de préciser que « Les heures de présence des enseignants assurant la tenue du bureau de vote seront imputées sur les heures qui peuvent être consacrées, notamment, aux relations avec les parents, selon la nouvelle organisation du temps de service des personnels enseignants du premier degré. », c’est-à-dire sur les 24 heures.
En résumé, il n’y a aucune obligation pour le directeur et un adjoint de l’école d’assurer l’ouverture du bureau de vote le vendredi de 16h00 à 20h00.